Pour faire du gravel, vous n’avez pas uniquement besoin d’un vélo : il vous faut aussi un minimum d’équipement gravel et quelques accessoires bien choisis pour rentrer sans encombre !
Mais entre l’indispensable, le conseillé et le gadget, la liste peut vite devenir longue… surtout quand on débute.
Je roule trois fois par semaine dans les Vosges, toujours avec du dénivelé, voici ce que j’emporte à chaque sortie, du casque au kit de réparation.
Tout le matériel cité ici, je l’utilise au quotidien ou je l’ai testé moi-même, selon ma méthode de test.
Ma check-list en 30 secondes
Indispensable : un casque, des chaussures, des gants, une tenue adaptée à la journée et de quoi réparer une crevaison.
Fortement conseillé : des lunettes, des porte-bidons latéraux, un GPS, un feu arrière et des garde-boue l’hiver.
Pour les grosses sorties : un éclairage avant, une sacoche top tube et une batterie externe.
Qu’est-ce qui est vraiment indispensable en gravel ?
Avant même de parler du vélo, quatre choses ne se discutent pas pour moi : le casque, les chaussures, les gants et une tenue adaptée à toute la journée.
Le casque, non négociable
Un casque est indispensable, que ce soit en gravel, en VTT ou sur la route… et encore plus sur les chemins, où le risque de chute est plus grand !
Ma mère m’a rabâché pendant des années qu’il fallait en mettre un et elle a tout à fait raison : une simple chute sur un chemin peut avoir des conséquences graves.
Aujourd’hui, je roule avec un Van Rysel RCR MIPS, le plus confortable des quatre casques que j’ai portés, je vous explique pourquoi dans mon test du casque Van Rysel RCR MIPS.
Pour choisir le vôtre, tous les critères sont détaillés dans mon guide du casque gravel.
Van Rysel RCR Mips

Mon casque du moment, et le plus confortable des quatre que j'ai portés. Léger, bien ventilé, MIPS inclus pour un prix qui reste très raisonnable. Mon test complet détaille les 20 km parcourus avec avant ce verdict.
Chaussures et pédales automatiques
Une chaussure gravel doit pédaler efficacement pendant des heures, mais aussi marcher sans glisser le jour où il faut pousser le vélo dans une montée trop raide.
Les miennes, ce sont des Quoc Gran Tourer II avec un avant large et une semelle à crampons.
Côté pédales, je roule en SPD partout, même en voyage, avec des Shimano XTR et depuis peu des Favero Assioma avec capteur de puissance.
Si vous hésitez encore, j’ai comparé les meilleures chaussures gravel et les pédales gravel selon votre pratique.
Quoc Gran Tourer II

Un avant de pied large, de vrais crampons pour pousser dans les raidillons et une cale encastrée qui ne claque pas au sol. Pas de semelle carbone, mais un confort qui tient les longues sorties. La paire que j'ai aux pieds en ce moment.
Une tenue adaptée à toute la journée
Côté vêtements, je roule presque toujours en cuissard court et en maillot court, auxquels j’ajoute des jambières et des manchettes sous 10 degrés.
Le coupe-vent, lui, ne quitte jamais ma poche !
Pour la gapette, le tour de cou et tout le reste, je détaille ma tenue de 0 à 30 degrés dans mon guide de la tenue gravel.

Des gants et des lunettes
En cas de chute, à votre avis, avec quoi allez-vous vous rattraper ? Avec les mains, évidemment !
Au-dessus de 10 degrés, je roule en gants courts Van Rysel 920 Elastic Interface, que j’ai passés au crible dans mon test des gants Van Rysel 920, puis je passe aux gants longs quand il fait plus froid.
Pour les yeux, c’est la même logique : les lunettes protègent du soleil, mais surtout de la boue, des branches et des insectes.
Quelque chose dans l’œil en pleine descente, le réflexe, c’est de fermer les yeux… pas vraiment compatible avec le gravel !
Depuis que je les ai testées sur Route du Vélo, je n’ai jamais changé de lunettes : des Van Rysel RoadR 900 qui me satisfont à 100 % !
Van Rysel Taaien

Des lunettes de vélo qui protègent du soleil, de la boue et des insectes, celles que je porte depuis leur test.
Gants Van Rysel 920 Elastic Interface

Des gants pensés pour le gravel, très confortables grâce à l’insert Elastic Interface, avec un niveau proche du haut de gamme pour un prix bien plus accessible.
Quels accessoires installer sur un vélo gravel ?
Une fois le cycliste équipé, place au vélo : voici les accessoires gravel que j’installe sur le mien, selon la saison et la longueur de la sortie.
Des porte-bidons latéraux
Le premier accessoire vélo gravel que je recommande, dans tous les cas, ce sont des porte-bidons latéraux.
Avec une sacoche de cadre, sortir le bidon par le haut devient vite pénible, alors qu’un porte-bidon latéral vous laisse l’attraper par le côté, sur mon gravel, ce sont des Elite Moreo montés sur un décaleur Tailfin.
Un GPS pour suivre la trace
Les événements gravel sont rarement fléchés, alors un GPS pour suivre une trace, voir où vous en êtes et combien de kilomètres il reste devient vite indispensable.
J’ai longtemps roulé en Garmin avant de passer au Wahoo ELEMNT Roam 3 par simple envie de changer… et je ne suis pas déçu du tout !
Sa batterie me tient deux journées de 8 heures et le mélange d’écran tactile et de boutons physiques se manie sans problème avec des gants, même sous la pluie.
Un conseil : désactivez le recalcul automatique d’itinéraire, sinon il vous fera passer au plus court… souvent par la départementale ! Je vous raconte tout dans mon test du Wahoo Roam 3 sur Route du Vélo.
Wahoo ELEMNT Roam 3

Un compteur GPS qui suit votre trace deux journées de 8 heures, avec un écran tactile et des boutons physiques utilisables en gants.
L’éclairage : des frontales sur le cintre
À l’avant, j’utilise deux lampes frontales, une Stoots Opalo 3 de 124 grammes et une Nitecore HC65 UHE que j’accroche au centre du cintre grâce à un petit support.
L’avantage, c’est qu’une même lampe vous sert sur le vélo comme sur la tête, pour réparer une crevaison à la nuit tombée par exemple.
J’ai d’ailleurs revendu mon ancienne lampe vélo, que j’avais gardée très longtemps pour le vélotaf : avec ces deux frontales, je n’en avais plus besoin !
À l’arrière, j’ai un Lezyne Strip Drive Pro avec une lumière rouge vraiment très bonne.
Je l’allume à l’approche de l’hiver ou par mauvais temps, moins souvent qu’en route puisqu’en gravel, j’évite le bitume au maximum.
Mais quand il y a beaucoup de boue sur les chemins, il reste bien pratique !
Stoots Opalo 3

Une lampe frontale de 124 grammes, de 100 à 1 200 lumens, qui sert aussi bien sur la tête que sur le vélo.
Lezyne Strip Drive Pro

Un feu arrière rechargeable à la lumière rouge très visible, pour l’hiver et les jours de mauvais temps.
Des garde-boue pour l’hiver
L’hiver, je roule depuis environ trois ans avec un Ass Savers Mudder Mini à l’avant et un Ass Savers Win Wing 2 à l’arrière, que je démonte l’été.
Ils ne vous protègent pas de la pluie qui tombe, mais des projections d’eau et de boue qui remontent du chemin, ce qui change déjà tout pour le confort.
Tous les modèles sont comparés dans mon guide des garde-boue gravel.
Que mettre dans son kit de réparation ?
C’est la partie qu’on néglige le plus, alors que c’est elle qui décide si vous rentrez en roulant ou à pied !
Un multi-outil compact
Mon multi-outil, c’est le combo DaySaver Essential8 et DaySaver Coworking6TL : 14 outils pour 70 grammes à eux deux, dont un dérive-chaîne et tout le nécessaire pour poser une mèche tubeless.
Pensez aussi à glisser une paire de maillons rapides dans la sacoche, qui vous permettront de réparer une chaîne cassée sur place avec le dérive-chaîne.
Le test complet est sur Route du Vélo : mon avis sur le DaySaver Essential8 et Coworking6TL.
DaySaver Essential8

Le multi-outil compact de DaySaver, 14 outils avec le Coworking6TL pour 70 grammes à eux deux.
DaySaver Coworking6TL

Le complément tubeless de l’Essential8, avec l’outil à mèche et un dérive-chaîne pour réparer en pleine sortie.
Tubeless : la mèche d’abord, la chambre TPU en secours
En gravel, je roule en tubeless d’office, en cas de crevaison, la mèche est mon premier réflexe.
Mais j’ai toujours une chambre à air TPU de secours, légère et compacte, pour le jour où la mèche ne suffit plus.
Ce scénario, je l’ai vécu en Forêt-Noire : mon pneu arrière a éclaté au kilomètre 107, avec une entaille de 3 centimètres qu’aucune mèche ne pouvait boucher.
J’ai démonté le pneu au DaySaver, monté la chambre TPU et glissé un bout de carton contre l’entaille pour protéger la chambre.
Le carton a tenu jusqu’à rejoindre un magasin de vélo à Todtnau… je vous raconte tout dans le récit de ma traversée de la Forêt-Noire.
Depuis, j’emporte aussi une petite poche de liquide préventif en voyage, de quoi remonter en tubeless et sauver la suite du parcours.
Pour choisir votre chambre de secours, j’ai tout expliqué sur les chambres à air TPU en gravel.
La pompe : petite sur le vélo, précise à la maison
Sur le vélo, j’emporte une petite pompe à main Lezyne Pocket Drive Pro, de quoi regonfler pour rentrer après une réparation.
À la maison, c’est une autre histoire : avec ma pompe à pied actuelle, difficile d’obtenir une pression vraiment précise.
Et en gravel, la pression, ça fait tout !
Je compte donc passer aux valves Schwalbe Clik et m’équiper d’une pompe électrique, pour régler ma pression au plus juste selon le chemin du jour.
Pour trouver la bonne valeur, suivez mon guide de la pression des pneus gravel.
Lezyne Pocket Drive Pro

Une petite pompe à main qui se glisse dans la sacoche pour regonfler après une réparation.
Où ranger tout ça ?
Pour une sortie à la journée, je pars toujours avec une sacoche de cadre, qui accueille le sandwich, la boisson et de quoi réparer.
Pour les grosses sorties, j’ajoute une sacoche top tube pour tout ce qui doit rester sous la main, avec mon téléphone et ma batterie externe Nitecore NB10000.
Pesée à 151 grammes avec son câble, elle recharge deux fois mon téléphone et une fois mon GPS.
L’objectif, c’est de ne plus rien avoir dans les poches du maillot ! Volumes, modèles et organisation : tout est détaillé dans mon guide de la sacoche gravel.

Conclusion
Au final, l’équipement gravel indispensable tient en peu de choses : un casque, de bonnes chaussures, des gants, une tenue adaptée et de quoi réparer une crevaison.
Si vous débutez, commencez par ces essentiels, si vous partez pour de grosses sorties, ajoutez un GPS, une top tube et une batterie externe.
Le reste, éclairage et garde-boue en tête, viendra avec les saisons et l’envie de rouler par tous les temps.
Bonne route… et n’oubliez pas la mèche !
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Marvin de Gravel Rider
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