Quoc Gran Tourer II : mon test après 3 686 km de gravel

Le 24 février 2026, j’ai commandé ma paire de Quoc Gran Tourer II, en coloris Sable/Noir.

Et depuis, elles ont avalé 3 686 km enregistrés sur Strava, surtout en gravel, souvent dans la caillasse, dont les 154 km de la Gravel du Lion à Belfort !

Avant elles, j’ai poncé mes Shimano RX801 pendant plus de 8 000 km, avec un petit orteil droit qui finissait toujours par frotter.

Mon verdict, je vous le donne d’entrée : côté confort, cette chaussure Quoc a été un gros, gros, gros step up !

Mais cinq semaines après mon achat, Quoc annonçait déjà la Quoc Gran Tourer III…

Alors, la II vaut-elle encore le coup ?

Vélo gravel boueux sur un chemin de terre dans les vignes, le pied chaussé d’une Quoc Gran Tourer II sur la pédale
Vignes, caillasse et poussière : le terrain de jeu de mes Quoc !

Mon avis en 30 secondes sur la Quoc Gran Tourer II

Je roule en Gran Tourer II sur toutes mes sorties gravel, des boucles autour de chez moi aux journées de plus de 150 km.

Son gros point fort, c’est un avant de pied assez large pour calmer enfin mon petit orteil, avec une semelle qui accroche vraiment dès qu’on met pied à terre.

Côté défauts, la molette ne se desserre pas cran par cran, la largeur reste juste suffisante pour mes pieds et elle n’est pas donnée au prix plein.

Pour la solidité, rien à dire : après 3 686 km, elles sont nickel !

Quoc Gran Tourer II et pied large : la fin des frottements !

J’ai les pieds plutôt larges à l’avant et c’est clairement ce qui m’a fait passer chez Quoc.

Avec mes RX801, sur les grosses journées dans les cailloux, mon petit orteil droit venait se coller contre le bord de la chaussure.

Les vibrations, le pédalage, les frottements… à force, ça me compressait tout l’avant du pied et ça faisait vraiment mal, avec la Gran Tourer II, c’est terminé !

Même sur les 154 km de la Gravel du Lion, je n’ai plus eu aucun problème !

Vue de dessus des deux chaussures Quoc Gran Tourer II Sable/Noir sur un chemin de terre, avant de pied arrondi et molette sur le côté
Enfin de la place devant, mon petit orteil droit dit merci !

Attention quand même, je ne suis pas non plus ultra à l’aise en largeur, mais c’est assez large pour que mon petit orteil ne frotte plus : c’est tout ce que je lui demandais.

Une chaussure gravel confortable, pour moi, ça commence par là, de la place pour les orteils.

Si c’est aussi votre problème, je vous ai listé mes chaussures gravel pour pied large dans mon comparatif.

D’ailleurs, avant de choisir la Quoc, j’avais tenté la Fizik Terra Atlas.

Trois tailles en deux commandes : à chaque fois, le renfort de voûte plantaire appuyait au mauvais endroit chez moi… Retour à l’envoyeur !

Semelle sans carbone : perd-on vraiment au pédalage ?

La Gran Tourer II n’a pas de semelle carbone et c’est là que les tests ne sont pas d’accord.

BIKEPACKING.com la trouve raide, presque taillée pour la course, quand Vojo la décrit comme modérée, proche d’une chaussure normale.

Deux tests, deux verdicts (pratique pour se faire un avis…), perso, je me range clairement du côté de Vojo !

Au pédalage : pas le jour et la nuit

Mes RX801 avaient une semelle carbone et la différence de rigidité se sent tout de suite.

On ne va pas dire que la Quoc se plie, mais on sent que ce n’est pas un bout de bois ! Vous allez sûrement me dire qu’une semelle plus souple, ça pédale forcément moins bien.

Sur le vélo, c’est vrai, j’ai senti un peu moins de rigidité sous le pied, mais ce n’est pas non plus le jour et la nuit et pour nos niveaux, c’est même difficile à estimer.

Je n’ai pas l’impression d’avoir perdu au pédalage, j’ai surtout gagné en confort.

Alors oui, si vous cherchez la performance pure, le carbone garde un petit avantage… et encore, je ne suis pas sûr qu’on y gagne tant que ça.

Chaussure Quoc Gran Tourer II Sable/Noir clipsée sur une pédale SPD, sur un vélo gravel couvert de boue
Pas de carbone sous la semelle et pourtant je n’ai pas l’impression de perdre au pédalage !

À la marche : faite pour marcher !

À la marche, par contre, la différence est énorme.

Sous la Gran Tourer II, vous avez de gros crampons bien nombreux, en caoutchouc vraiment mou, qui se déforment et accrochent partout.

La cale SPD est mieux intégrée sous les crampons, elle ne claque pas sur le carrelage.

Mes RX801, elles, n’avaient que deux petits plots en plastique (normal pour une chaussure de XC pensée pour la course) et sur les cailloux, ça glissait un peu dans tous les sens.

Avec la Quoc, j’ai très peu glissé et je n’ai jamais eu de mauvaise surprise en marchant et en gravel, on pousse quand même relativement régulièrement son vélo !

Je me souviens d’une montée très raide où j’avais dû pousser le vélo en RX801, la chaussure était tellement rigide qu’elle venait me frotter au niveau du talon d’Achille : sur une longue poussée, ça faisait super mal.

Semelle de la chaussure gravel Quoc Gran Tourer II, avec ses crampons en caoutchouc et sa cale SPD encastrée
Des crampons en caoutchouc mou et une cale bien rentrée, rien à voir avec mes RX801 !

La semelle de la Quoc se déforme davantage, alors pousser le vélo, marcher, même juste marcher, devient bien plus confortable.

Je l’ai d’ailleurs emmenée en bikepacking cet été, le temps d’un week-end en Forêt-Noire : pour pousser un vélo chargé, ce grip est un vrai plus (j’en parle avec mes chaussures pour le bikepacking).

La molette Tech Dial de la Quoc se desserre-t-elle ?

La Gran Tourer II se serre avec une molette Tech Dial et c’est sur ce point que je contredis la plupart des tests.

Vojo raconte avoir dû la resserrer d’un quart de tour au bout d’une heure, BIKEPACKING.com note un léger retour en roulant, chez moi ? Rien de tout ça.

Molette Tech Dial et lacets d’une chaussure Quoc Gran Tourer II, vue de dessus sur un chemin de terre
Réglée une fois avant de partir et je n’y touche presque plus !

J’y touche très peu : je règle mes chaussures une fois avant de partir.

Parfois, dans les premiers tours de pédale, je me dis « tiens, il me manque un petit cran » et un petit coup de molette suffit.

Le vrai piège des molettes, c’est de serrer trop vite et trop fort !

Mon seul reproche concerne le desserrage, on serre cran par cran, avec précision, mais un petit retour arrière libère toute la chaussure d’un coup.

Pratique pour l’enlever, beaucoup moins quand vous voulez juste détendre un peu à l’arrêt…

Chaussure Quoc Gran Tourer II posée sur un chemin, molette desserrée et lacets relâchés, à côté d’une roue de gravel
Un petit retour arrière et tout se relâche, impossible de lâcher un seul cran !

Sur mes RX801, la molette Boa tournait dans les deux sens et se tirait pour tout libérer : c’est ce que j’aurais aimé retrouver ici, mais comme je règle une seule fois, ça reste un détail.

Côté boue et gants, je n’ai rencontré absolument aucun souci !

Sur la RX801, la boue venait souvent se loger sur le câble du mécanisme, ce qui était agaçant.

Quoc Gran Tourer II après 3 686 km : dans quel état ?

J’ai retourné mes Quoc Gran Tourer avant d’écrire ces lignes, franchement, elles sont nickel !

Les crampons ne semblent pas avoir bougé et la zone de la cale est intacte, alors que je roule beaucoup dans la caillasse, attention toutefois, je ne marche pas tant que ça.

Côté poids, ma paire en 43 affiche 787 grammes sur la balance, cales SPD comprises, soit un peu moins de 400 grammes par pied.

Quoc annonce 342 grammes par chaussure en 42, mais sans cales et une pointure en dessous, difficile donc de comparer, j’avoue ne pas avoir pesé mes cales seules.

Ce que j’ai aimé, ce que j’ai moins aimé

Ce que j’ai aimé

  • L’avant de pied : assez large pour que mon petit orteil ne frotte plus, même après 150 km.
  • La marche : des crampons en caoutchouc mou qui accrochent partout, idéal pour pousser le vélo.
  • La souplesse : pas un bout de bois, sans perte sensible au pédalage.
  • La molette : réglée une fois au départ, jamais gênée par la boue ni par les gants.
  • La solidité : 3 686 km dans la caillasse pour un état irréprochable.
  • Le look : je les trouve vraiment très belles, ça compte aussi !

Ce que j’ai moins aimé

  • Le desserrage : tout ou rien, impossible de relâcher d’un seul cran à l’arrêt.
  • La largeur : suffisante pour moi, sans être le grand confort non plus.
  • Le prix : 255 € prix public, elle n’est pas donnée.

Quoc Gran Tourer II ou Gran Tourer III ?

Évidemment, cinq semaines après mon achat, le 31 mars 2026, Quoc annonçait la Quoc Gran Tourer III…

Je ne l’ai pas testée, donc tout ce qui suit vient de la marque et des premiers tests publiés.

Quoc promet un avant de pied plus large, une molette Tech Dial III avec des lacets à âme métal, une nouvelle gomme pour la marche et un col doublé de jersey contre les points de pression.

Toujours selon la marque, la paire passe de 756 à 712 grammes en 45 et le prix public de 255 à 230 €.

Le seul test complet que j’ai trouvé, celui de road.cc, est plus nuancé.

L’avant y est jugé spacieux mais un peu juste pour les pieds larges, la semelle très rigide tout en restant marchable.

Quant à la molette, le testeur a dû la resserrer au bout d’une quinzaine de minutes et la trouve difficile à tourner avec des gants !

Alors, la II ou la III ?

Aujourd’hui, la Quoc Gran Tourer 2 se trouve autour de 150 € et la III autour de 175 €.

Pour 25 € d’écart, perso, je prendrais la III.

Le lacet métal me parle beaucoup, parce que j’ai déjà cassé le lacet textile de mes Northwave Ghost XC.

L’avant plus large et le gain de poids me tentent aussi, une semelle plus rigide ne me dérangerait pas, tant que la marche et le confort restent là.

Ma seule réserve, c’est cette molette : si elle est vraiment plus dure à serrer, il faudrait la tester avant de trancher.

Quoc Gran Tourer II (testée)Quoc Gran Tourer III (non testée)Shimano RX801 (8 000 km)
SemelleComposite fibre de verreComposite fibre de verre (annoncé)Carbone composite, indice 10 sur 12
FermetureMolette Tech DialMolette Tech Dial III, lacets à âme métal (annoncé)Molette Boa Li2
Poids787 g la paire en 43, avec cales (mesuré)712 g la paire en 45 (annoncé)530 g la paire en 42 (annoncé)
Prix constaté (oct. 2026)145 à 175 €172 à 180 €104 à 143 €
Confort de l’avant de pied+++Non testée+
Marche et grip+++Non testée+
Rigidité au pédalage++Non testée+++

Mon avis sur la Quoc Gran Tourer II

La Quoc Gran Tourer II est une chaussure gravel confortable, faite pour durer et pour marcher.

Si vous avez l’avant du pied large et que vous enchaînez les longues journées dans les cailloux, c’est elle qu’il vous faut.

Si vous cherchez avant tout la performance et une semelle bien rigide, la Shimano RX801 reste plus pointue, à condition d’avoir le pied fin.

Si votre budget est serré, la Rockrider Race 900 n’a pas à rougir.

Elle n’est pas donnée, c’est vrai, surtout à 255 € prix public, mais au final, vu son état après 3 686 km, je ne regrette pas mon achat !

Reste ce desserrage tout ou rien, un peu pénible, mais pour moi ça reste un détail.

Et franchement, rien que pour le look, je les recommande à tout le monde, elles restent à mes pieds pour un bon moment !

Talon et molette Tech Dial d’une chaussure Quoc Gran Tourer II Sable/Noir, dans l’herbe d’un chemin gravel
Un style qui change des chaussures de vélo habituelles et ça me plaît !

Où acheter la Quoc Gran Tourer II ?

La Gran Tourer II se trouve encore assez facilement, autour de 150 €, voici où l’acheter :

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Quoc Gran Tourer II

stars

Un avant de pied large, de vrais crampons pour pousser dans les raidillons et une cale encastrée qui ne claque pas au sol. Pas de semelle carbone, mais un confort qui tient les longues sorties. La paire que j'ai aux pieds en ce moment.

Et si vous préférez partir sur la nouvelle génération :

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Quoc Gran Tourer 3

stars

La nouvelle génération de la Gran Tourer, avec un avant de pied annoncé plus large, une molette à lacet métal et une nouvelle gomme pour la marche, toujours sans semelle carbone.

Quelles alternatives à la Quoc Gran Tourer II ?

La Gran Tourer II ne conviendra pas à tout le monde, alors voici vers quoi je me tournerais à sa place.

  • Pour la nouveauté : la Quoc Gran Tourer III, mon propre choix pour 25 € d’écart, si sa molette tient la route.
  • Pour la rigidité : la Shimano RX801, une semelle carbone pour envoyer, aujourd’hui moins chère que la Quoc, mais plutôt pour pied fin.
  • Pour un petit budget : la Rockrider Race 900, qui n’a vraiment pas à rougir !
  • Pour marcher énormément : plutôt que des chaussures SPD, même souples, pensez à rouler en pédales plates.

Et pour voir d’autres modèles, j’ai regroupé toute ma sélection de chaussures gravel dans un comparatif.

FAQ sur la Quoc Gran Tourer II

Quels sont les avis sur les chaussures Quoc ?

Les tests publiés sont plutôt positifs et le mien aussi : après 3 686 km en gravel, ma Gran Tourer II est confortable, accroche à la marche et reste nickel. Mon seul regret, c’est sa molette qui ne se desserre pas cran par cran.

Quelles sont les meilleures chaussures pour le gravel ?

Tout dépend de votre pied et de votre pratique, entre semelle carbone pour la performance et semelle plus souple pour marcher. J’ai fait le tri dans mon comparatif des meilleures chaussures gravel.

Quelle est la meilleure chaussure pour le bikepacking ?

Pour moi, une chaussure SPD souple avec une vraie semelle en caoutchouc, parce qu’en voyage on marche et on pousse beaucoup. Je détaille tout ça sur Route du Vélo, pour savoir quelle chaussure emporter en bikepacking.

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marvin de gravel rider

Marvin

de Gravel Rider

Fan de Gravel dans les Vosges et en Alsace, j’aime autant la route que les chemins !

Amoureux de la nature et des aventures à vélo, notamment sur un gravel…

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