Comment je teste le matériel sur Gravel Rider

Sur Gravel Rider, tout ce que vous lisez sort de mes sorties, pas d’un communiqué de presse.

Mais soyons francs dès la première ligne : une partie du matériel m’est fournie par les marques, et non, je n’ai pas roulé avec chaque produit présent dans mes guides.

Vous avez le droit de savoir exactement comment mes articles sont fabriqués.

Alors plutôt que de l’enterrer dans des mentions légales, je vous explique tout ici.

Voici mes règles, les mêmes sur chaque page du site.

Un composant se juge sur la répétition

Un dérailleur ou une paire de roues ne se révèle pas en une sortie.

Ce qui compte, c’est la trentième fois que vous passez le même chemin caillouteux avec, sous la pluie, dans la poussière, les mains gelées.

C’est là que les défauts sortent : le roulement qui prend du jeu, la guidoline qui se ponce, le pneu qui se coupe.

Mon rythme, c’est 3 sorties par semaine : une intensive en semaine et du plus long le week-end.

Le matériel reste monté, il encaisse et moi je note.

D’ailleurs, c’est toute la différence avec Route du Vélo : là-bas, le juge de paix c’est le voyage, ici c’est la répétition.

Mon protocole : un seul changement à la fois

C’est la règle la plus importante de ma méthode, quand je teste un composant, je ne change que lui.

Même vélo, mêmes chemins, mêmes habitudes : si quelque chose change dans les sensations, je sais d’où ça vient.

Changez les roues, les pneus et le cintre en même temps et vous ne saurez jamais qui fait quoi !

C’est plus lent, clairement, mais c’est le prix d’un avis fiable.

Où est-ce que je teste tout ça ?

Dans les Vosges et franchement, difficile de rêver mieux comme terrain de jeu.

De la forêt, des cols avec des pourcentages fous dans les chemins, du sablonneux, de la caillasse, du technique, mais aussi des pistes très roulantes et du plat.

Un même produit passe donc par des conditions vraiment différentes, sans que j’aie besoin de traverser la France.

Et la saison fait le reste : boue collante en hiver, sec cassant en été.

Un pneu qui tient tout ça a mérité son verdict !

Combien de temps avant mon verdict ?

Comptez 1 à 3 mois d’utilisation avant un premier avis, soit quelques dizaines de sorties.

Mais un article n’est jamais terminé : je le mets à jour quand un défaut apparaît à l’usure ou quand mon usage évolue.

Certains composants sont sur mon vélo depuis des années et leurs articles ont vieilli avec eux.

Ce que vous lisez, c’est l’état de mon expérience à la date de mise à jour, rien de plus.

Ce que je mesure, ce que je ressens

Une seule mesure est systématique : le poids, sur ma balance, parce que les fiches techniques sont souvent optimistes (Ahhhh le marketing…).

Le reste de la fiche technique existe déjà chez le fabricant, je ne vais pas la recopier.

Mon boulot, c’est l’usage réel : est-ce que ça vibre, est-ce que ça tient l’angle, est-ce que ça survit à la boue vosgienne.

Par contre, quand un chiffre annoncé ne colle pas avec ce que je constate, je vous le dis sans me gêner.

Testé ou sélectionné : c’est écrit noir sur blanc

Dans mes guides d’achat, tous les produits ne sont pas passés entre mes mains et je refuse de vous laisser croire le contraire.

Chaque fiche produit porte donc un statut : testé ou sélectionné.

Testé, c’est du vécu : je raconte mes sorties avec et quand un test complet existe, il est lié.

Sélectionné, c’est un modèle que je n’ai pas monté, mais retenu en comparant ses caractéristiques avec ce que je connais, souvent croisé avec les retours d’autres cyclistes.

Et dans chaque sélection, j’essaie de couvrir trois budgets : l’option abordable, le juste milieu (mon préféré) et le haut de gamme.

D’où vient le matériel ?

Soit je l’achète, soit on me le prête ou on me le donne.

Des marques comme Cyclite, Aivee ou Redshift m’ont déjà envoyé du matériel à éprouver.

Le groupe Campagnolo Levante ou mon casque Decathlon, c’est ma carte bleue qui a trinqué.

Et vous n’avez pas à me croire sur parole : c’est indiqué en haut de chaque article concerné, don produit ou produit sous test, avec la présence ou non de liens d’affiliation.

Pas de mention ? C’est que je l’ai payé de ma poche.

Un produit fourni est-il jugé plus gentiment ?

Non et le principe est simple : dire qu’un produit ne me convient pas, ce n’est pas dire du mal, c’est expliquer pourquoi.

Un défaut est toujours rattaché à une situation précise et ce qui me gêne peut très bien vous convenir.

Aucune marque ne m’a jamais demandé de retoucher un article et si ça arrive un jour, la réponse est déjà prête : c’est non.

Mon avis est la seule chose qui donne de la valeur à ce site, il n’est pas à vendre.

Pourquoi vous ne verrez pas de note sur 10

Une note écrase tout ce qui compte.

Un cintre parfait pour envoyer en course peut être une purge sur une sortie tranquille de 6 heures, alors il vaut combien ?

Tout dépend de votre pratique, de votre budget, de votre position.

C’est pour ça que mes verdicts sont écrits par profil : si vous roulez comme ci, c’est ce modèle qu’il vous faut, si vous roulez comme ça, passez votre chemin.

Petite précision : les étoiles « Notez cet article » en bas de page, c’est vous qui notez mon travail, pas moi qui note un produit.

Et ça, je le lis avec attention !

Si une question reste en suspens sur ma façon de faire, écrivez-moi.

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marvin de gravel rider

Marvin

de Gravel Rider

Fan de Gravel dans les Vosges et en Alsace, j’aime autant la route que les chemins !

Amoureux de la nature et des aventures à vélo, notamment sur un gravel…